Oui. En principe un dirigeant ne peut engager son patrimoine personnel que s'il a commis une faute détachable de ses fonctions ce qui suppose qu'il ait poursuivi un intérêt personnel ou commis une faute d'une particulière gravité. C'est en tout cas la position des chambres civiles de la Cour de cassation. Mais la chambre criminelle, dans deux arrêts rendus le 5 avril 2018, estime qu'en cas de condamnation pénale d'un dirigeant, il n'est pas nécessaire de prouver que celui-ci ait commis une faute détachable des fonctions, pour qu'il engage aussi sa responsabilité civile et soit condamné à indemniser les victimes sur son patrimoine personnel. Et ce quelle que soit la gravité de l'infraction commise ! Il s'agissait en l'espèce de dirigeants d'entreprise (dont l'un était poursuivi pour des contraventions à la réglementation du travail sur le temps partiel) mais la solution est tout à fait transposable aux associations, les règles étant sur ce point identiques. Ainsi dès lors qu'un dirigeant d'association se rend coupable d'une infraction pénale, quelle que soit la gravité de celle-ci, les victimes sont en droit d'actionner la responsabilité civile personnelle du dirigeant. Mieux vaut donc vérifier que chacun est bien assuré !
En principe un dirigeant d'association ne peut engager son patrimoine personnel que s'il a commis une faute détachable de ses fonctionsimpliquant qu'il ait recherché un intérêt personnel, ou qu'il ait commis une faute d'une particulière gravité. C'est en tout cas la position du juge civil.
La chambre criminelle de la Cour de cassation n'est pas sur la même ligne : dès lors qu'un dirigeant est condamné pénalement, les juridictions répressives sont également compétentes pour condamner le dirigeant à indemniser personnellement les victimes sans avoir à rechercher si la faute commise est détachable ou non des fonctions. Et ce quelle que soit la gravité de la faute commise.
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