Se connecter ➜ Adhérer

Lauragais : cette association prépare un grand événement autour de la photographie

L’association Patigraphia envisage d’organiser une grande manifestation, ouverte à tous, autour de la photographie dans le village de Saint-Julia. Elle pourrait avoir lieu en 2024.

C’est une manifestation d’ampleur qui se prépare dans le petit village de Saint-Julia. Il faut dire que l’association qui en est à l’origine travaille depuis plus d’un an à ce vaste projet. « Nous voulions faire plus qu’une simple exposition ou qu’un festival », confie Étienne Thibault, l’un des membres actifs de Patigraphia, l’association organisatrice de l’événement en question.

Un festival, c’était pourtant l’idée suggérée au départ, à l’été 2021. Mais très vite, les réflexions se sont portées sur « un grand événement autour, pour et avec la photographie ». « Quelque chose qui présente la photographie sous un autre angle, d’une autre manière. Et surtout à l’échelle du village », complète le président, Jean-Marc Le Dantec

Fédérer les générations

Shooting à Saint-Julia – c’est son nom – sera donc une manifestation consacrée à l’univers de la photographie. Pas seulement à la prise de vue, mais à tout ce qui gravite autour. « On veut que ce soit ouvert à tous », appuie Jean-Marc Le Dantec. Aux professionnels, aux amateurs et même aux personnes étrangères à ce milieu.

L’idée, c’est de fédérer toutes les générations et toutes les associations de Saint-Julia. L’événement est porté et coordonné par Patigraphia, mais quatre autres associations et la municipalité sont également déjà impliquées.

Étienne Thibault

Patigraphia a 5 ans !

Elle ne comptait à ses débuts que cinq adhérents. Aujourd’hui, ils sont 37, âgés de 14 à 82 ans, à participer aux formations, sorties thématiques, expositions… Bref, à la vie de l’association. Et bien qu’elle soit basée à Saint-Julia, dans un petit village du Lauragais, Patigraphia attire bon nombre d’« étrangers ». « Certains viennent de Quint-Fonsegrives, Baziège, Carcassonne ou encore Mirepoix !, détaille Jean-Marc Le Dantec. Ce qui fait notre force, c’est cet esprit de club que l’on cultive. Patigraphia, ce n’est pas une association de photographes. Ici, chacun peut venir chercher quelque chose et apporter un savoir-faire ou une compétence. »
Au départ simple club de photographie, Patigraphia a rapidement su étoffer son offre en ouvrant, en 2019, une École associative de la découverte et de l’initiation à la photographie (EADIP). Avant de devenir, un an plus tard, « le pôle photographique de Saint-Julia ». Une seule et même entité qui réunit le club, l’école et un musée. Bientôt, c’est un studio argentique qu’elle développera. « Il faut juste qu’on trouve la ressource humaine pour le faire fonctionner », glisse Étienne Thibault.

Expositions, mini-conférences, ateliers…

 

Les organisateurs ont ainsi imaginé tout un tas d’animations : des concours, quizz, jeux de piste, tombolas… Divers stands d’exposition ou de communication seront également installés.

L’idée est de mettre en avant le village. Nous avons donc également pensé à proposer une exposition sous forme de circuit qui permettrait aux participants de découvrir Saint-Julia. Les photos seraient exposées dans les lieux publics, mais aussi chez les particuliers.

Jean-Marc Le DantecPrésident de l’association Patigraphia

Des « mini-conférences de maximum 15 minutes » sur l’histoire de la photographie, les retouches ou encore les selfies sont prévues ainsi que des « mini-ateliers » autour de la prise de vue, de la découverte des outils de post-production, des portraits…

Un concert devrait aussi être organisé afin de clore l’événement, en soirée.

Un événement qui ne naîtra… pas avant 2024

Si le programme de la manifestation semble déjà bien avancé, reste encore à déterminer une date pour l’organiser. « Ce sera en mai 2024 », lance le président de Patigraphia. Une échéance qui semble bien loin, mais nécessaire à Patigraphia pour tout mettre sur pied.

« Nous sommes en pleine phase de prospection, justifie Étienne Thibault. Ce qu’il va surtout nous falloir, ce sont des partenaires financiers et des subventions. Pour le reste, nous allons prochainement commencer à évaluer nos besoins (logistique, humain…). » La mise en forme du contenu se fera, elle, en 2023.