Toutes les actus
9/12/2021 | Contenu Fox Asso

Yannick Liron : « Il fallait redonner du sens à l’Association Nîmes Olympique »

L’ancien professionnel a été réélu à la présidence de l’Association Nîmes Olympique.

Certes, il était le seul candidat à sa propre succession. Sans surprise, par correspondance et sous contrôle d’huissier, Yannick Liron, 47 ans, a donc été réélu, mardi dernier, à la présidence de l’Association Nîmes Olympique, lors d’une assemblée générale qui s’est tenue en visioconférence.

Proche ou à distance, depuis 2017, l’ancien joueur pro dans les années 90 était en mission : « Il fallait redonner du sens à cette Association. » Après trois premières années constructives, est venu le temps de pérenniser et continuer à faire avancer le projet. « On s’est posé la question de savoir quel était le rôle exact d’une association au sein d’un club pro ? », affirme Liron.

« Nous sommes un peu les VRP de Nîmes Olympique »
La réponse ne s’est pas fait attendre, pas plus que les gestes forts réalisés. Celui, par exemple, de Rani Assaf, le propriétaire et président de la SASP (Société anonyme sportive professionnelle) de NO, qui a délivré un mécénat de 150 000 € à la structure amateur.

« Cette somme, comptabilisée pour l’exercice 2019-2020, est venue s’ajouter aux 500 000 € de notre budget, explique son président. Si Rani Assaf a fait ce geste, c’est qu’il s’est bien aperçu de tous les actes et les projets que l’on a mis en place, l’envie de dynamiser les choses. »

Sportif, éducatif, communicatif ou festif, à chacun son pôle
Au sein de l’Association Nîmes Olympique, chacun peut trouver sa voie. Yannick Liron, son président, a pensé à tout. « Nous avons mis en place différents pôles, en plus du sportif. Le pôle éducatif, par exemple, en collaboration avec le lycée d’Alzon, en sport études, pour lequel Vincent Dyduch est responsable.

Il y a aussi le pôle communication, rattaché à Corentin Carpentier. Pour les festivités, c’est Bruno Marquie qui s’en occupe. Il y a enfin le pôle associatif avec cette particularité, une action appelée « Crocos de cœur » où, notamment, deux femmes seront élues prochainement. » Enfin, avec Gérard Di Domenico et Jean-René Gélini, deux « historiques » du club croco, aux postes de vice-présidents de l’association, les anciens ne sont définitivement plus oubliés.

Différents Pôles ont donc vu le jour depuis 2017. « Sportivement, le but est d’envoyer le plus de joueurs possible au centre de formation, poursuit celui qui avait succédé, il y a trois ans, à Gérard Di Domenico. Nous sommes un peu les VRP de Nîmes Olympique. On a, notamment, passé des partenariats avec certains clubs amateurs de la ville, comme le Gazelec ou le Lasallien. Et puis, NO appartient aux Nîmois, et pas seulement aux 22 postes éligibles de l’Association (300 membres au total, 8 au bureau, NDLR). « 

Si l’évolution, en termes de structures, est palpable, 2020, année pas comme une autre, a forcément tout ralenti. Jusqu’à contraindre les organisateurs au report du tournoi international. « Notre gros regret, sur 2020, c’est ça, assure Yannick Liron. Cela aurait été un formidable boost pour l’économie locale, la visibilité des clubs de Nîmes. Cela aurait été un grand honneur de l’organiser. Mais ce n’est que partie remise… »

Tout le monde est le bienvenu…
Un président nîmois qui se veut également clair quant aux démarches entreprises pour l’avenir : « Nous avons des idées et des projets. Et quand je parle de projet ambitieux, c’est en tant que président de l’Association que je l’avance, ce n’est pas un discours politique. Tout particulier désireux de se muer en mécène, quel que soit le montant, est le bienvenu. Et avec ce qu’on va mettre en place pour la formation, on va alors vraiment voir qui sont les amoureux de NO… »

Une chose est sûre, Yannick Liron, lui, l’est. Du sang rouge et blanc qui coule dans les veines et Nîmes Olympique chevillé au corps…