Toutes les actus
13/12/2021 | Contenu Fox Asso

Guilliers : l’association Souvenirs de nos ainés raconte le vécu des anciens dans un livre

L’association Souvenirs de nos ainés, de Guilliers, a pour objectif de retranscrire la vie de ses anciens, de 1930 à 1970. Un livre sera édité en 2022.

Souvenirs de nos ainés, c’est une association basée à Guilliers (Morbihan) et qui réunis des personnes qui ont à cœur de transmettre les souvenirs du passé. Grâce à la parole des anciens, ils comptent partager le vécu, entre 1930 et 1970, à travers un ouvrage qui paraitra courant 2022. L’ambition de ce groupe motivé est de garder une trace de ces vies pour témoigner du quotidien de cette époque.

Collecter le vécu pour partager les souvenirs
L’aventure a démarré en 2010 : le Clarpa 56 (Comité de Liaison des Associations de Retraités et Personnes Agées du Morbihan) propose des ateliers d’écriture dédiés aux clubs de retraités. Mais lors de l’assemblée générale des retraités de Guilliers et Evriguet, le club des Guillerets, il s’avère qu’un groupe de bénévoles a préféré entamer « un atelier de mémoire sur nos ainés », c’est là que nait ce projet.

L’objectif de l’association est de collecter les témoignages des anciens dans les communes de Guilliers et d’Évriguet, sur leur vie pendant les années de 1930 à 1970, dans un but de valorisation.

Roger Guillaume, président de l’association
« Nous sommes allés auprès de nos ainés récolter les souvenirs de leur vécu quotidien », expliquent Roger Guillaume, président de l’association, et Jean-Claude Corvaiser, vice-président. Ainsi, une équipe de bénévoles déterminés s’est constituée « on enregistrait les témoignages sur dictaphone ». Le Club des Guillerets a soutenu l’équipe de bénévoles en fournissant du matériel nécessaire à la transcription de ces audios, comme les ordinateurs.

C’était un travail de fourmis, mais c’était un plaisir d’aller les écouter.

Si le souvenir est le sujet principal de ce projet, Jean-Claude et Roger évoquent avec émotion celui de Chantal Gouellou, qui était partie prenante et initiatrice de ce projet, « qui depuis nous a quittés ». Ainsi, cette disparition, bouleversante pour l’équipe, a eu des répercussions sur le projet, dont l’activité a été mise en veille pendant plusieurs années : « Ça nous a touché. »

Reprise du projet et création du livre
« Pendant très longtemps, nous avons été suivis par le Clarpa 56, surtout par Dominique Malidin qui nous a beaucoup aidés pendant des années. Mais elle a été obligée de quitter le navire. On s’est retrouvés seuls face à nous même dans ce projet. » Mais la troupe s’est remotivée pour mener à bien cette restitution du passé, en organisant de séance lors desquelles ils se sont remobilisés autour du projet.

Les gens qui nous ont aidés nous ont fait confiance pour qu’on partage tout ça, c’est un devoir, on est redevables de nos ainés, on veut laisser une trace. Ce sont des ressources qui resteront et qui se transmettront.

« On a contacté quelqu’un de compétent pour mettre en valeur notre travail, ce n’est pas notre métier d’écrire des livres. » Cette tâche a été confiée à l’écrivain Francis Petitjean, et la parution du livre est prévue pour le premier semestre 2022. « Tout en gardant le fond, il fallait faire quelques retouches sur la forme. »

« Ne pas oublier ce qui était déjà à notre portée »
Cet ouvrage fait le récit de la vie courante et quotidienne de l’époque dans les communes de Guilliers et Evriguet. « Cette période raconte une autre époque, un autre temps ou il y avait beaucoup d’entraide, de convivialité , les gens se retrouvaient pour participer collectivement au battage , à la lessive, tout ce qui pouvait les rassembler. «

Chaque paragraphe représente un témoignage, classé selon sa catégorie, son thème. On retrouve notamment un chapitre sur l’alimentation (le four à pain, les boissons, l’eau…), un autre sur l’école, le travail, la santé, la guerre, les taches ménagères… chaque pan du quotidien est décliné à travers les pages de cet ouvrage plein d’anecdotes, de morceaux de vie, du banal qui raconte l’histoire d’une époque qui parait si lointaine et si proche à la fois..

En 60, on allait chercher l’eau au puits, la ménagère mettait le pain à lever sous la couverture, les enfants faisaient 3 ou 4 km à pied tous les jours pour aller à l’école. À cette époque, un trajet Ploërmel Paris était un long périple.

Jean-Claude Corvaiser, vice-président
« On a tout aujourd’hui. Ces témoignages racontent aussi une autre façon de vivre, du vécu d’un temps où la vie était moins simple. »

À terme, l’Ideal serait, selon l’association, que le fruit de ce travail puisse être offert lors des mariages dans les communes, qu’il soit accessible dans les mairies, les médiathèques, offert aux nouveaux habitants pour découvrir leur commune sous un autre angle… « C’est la vie des gens, mais c’est aussi la vie de la commune qui est racontée ».